Président

Bonjour à toi enfant perdu,

Je suis Faroline, ta présidente, certainement pas ta maman et encore moins ta copine. Cela fera très bientôt 3 ans que j’ai accosté sur l’île ulbiste, et que j’y poursuis un parcours des plus agréables. Je suis le capitaine d’un bateau particulièrement costaud qui flotte mais jamais ne coule, qui prend l’eau quand les bourrasques sont trop fortes, mais qui arrive toujours à se redresser pour arriver à bon port. En tout bon capitaine, je m’efface pour laisser place à mes chers matelots et moussaillons, en qui j’ai la plus profonde confiance. Ma flotte est composée de 11 matelots et 12 moussaillons : mes vice-présidents tenant la boussole et se disputant sur la direction à prendre, ma trésorière qui veille au grain que le trésor que nous partons enterrer ne perdra pas une pièce en mer, mon secrétaire dessinant la carte de notre direction, ma gestionnaire du vin, qui compte chaque tonneau pour s’assurer que nous serons abreuvés durant la durée du voyage, les maitres de la fête qui organisent toutes les sauteries du navires, mon docteur de la mer et de l’équipage qui s’inquiète de la santé de la troupe mais également du respect de l’environnement que nous traversons et les deux timoniers du folklores, lançant les chants de la piraterie et préparant les initiations des futurs moussaillons. C’est avec plaisir que j’ai accueillis à mon bord mes 12 petits moussaillons, devant encore faire leurs preuves mais étant déjà des pirates en devenir : nos 3 barmans, abreuvant chaque soir l’équipage assoiffé, les deux écrivains qui relatent dans le journal de bord toutes nos aventures, les érudits qui nous enseignent tout ce qu’il y a à savoir sur ce monde, le maitre de la toile qui prépare nos discours d’attaque afin de faire peur aux plus hésitants et de convaincre les apprentis mathurins de rejoindre la flotte, le pirate sportif qui ne tient pas en place, munis de ses crampons sous ses bottes de petit pirate, la costumière sans qui nos costumes ne resplendiraient pas d’un jaune éclatant et enfin les « mémoires » qui immortalisent nos plus belles découvertes afin de nous les faire redécouvrir les soirs de désespoirs.

Ce bateau est le plus costaud de tous, le plus grand, le plus beau. Mais il ne peut pas se déplacer sans personnel à son bord. A toi de voir, resteras-tu sur la berge ou oseras-tu prétendre à devenir un pirate?

Bon vent ! (clin d’oeil avec mon oeil droit que tu ne vois pas car évidemment je porte un cache-oeil)

Faroline, Capitaine de bord